lundi 9 février 2009
page six. -Incipit
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l'abbé Tymon de Quimonte
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dimanche 8 février 2009
Lettre à l'Abbé
à l' Abbé Tymon de Quimonte.
Thébaïde 666
Mont Athos
Monsieur l'Abbé,
Abandonnez, s'il vous plait, cette aboulie de cénobites dans votre Thébaïde de la Baie d'ébène, abîmé dans vos bas débats d'hébétés en robe de bure, faites votre B A, c'est le B.A,BA de tout bon abbé.
Nous béons bêtement aprés vous pour abonnir notre blog.
Votre abandon nous brise, nous braque, nous blesse bas, nous bat les boules et basta du labeur et des noubas!
Le bourdon du Beffroi du blog branle en battant le bronze: Bong! Bong! Bon sang l'Abbé, bougez vous, bondissez!
La bande de babouins ébaubis qui nous lit en bavant, baillent à s'en déboiter les babines rêvant de s'ébaudir à nouveau, béats, avec vos beaux babélismes.
Un bon geste l'Abbé, revenez!
Felix Niesche.
Publié par
l'abbé Tymon de Quimonte
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samedi 7 février 2009
Septième Entretien.
Félix Niesche:Mon cher Abbé, votre réapparition en ce mois de février de l'an de disgrâce deux mille... et quelques nous comble d'aise aprés cette hibernation, que vous appelez une retraite, laissant notre pauvre blog en bloc à l'abandon puisque nos pleurs et grincements de dents ne réussirent point à dégourdir votre dilection torpide dans votre thébaïde du Mont Athos.
L'abbé Tymon de Quimonte:Votre impatience de mon retour, mon fils, augmenta la mienne, pour avoir le plaisir de vous revoir, croyez moi, mais je ne pouvais interrompre les veilles studieuses, les prières et les méditations vigilantes sans trahir la Règle stricte à laquelle je m'étais soumis. Et puis le Temps patine le marbre des blogs et nos entretiens se bonifieront avec l'âge...
F:cependant le lierre attache ses griffes dans les lézardes de vos hasardeuses bizarreries, vos piquantes latinités s'émoussent couvertes de mousse verte, les diatribes lasses de votre Félix infélicidad s'altèrent en salades oû rampent des hélix, les herbes follettes, les herbettes folles engazonnent notre vieux blog, alpage livré au morne appétit des herbivores...
l'abbé:"Le monde est une plante qui pousse" disait le Géant de la philosophie.L'herbe ne croît que par syllogisme. Ce que vous décrivez, c'est la germination de notre blog qui disperse dans les consciences son pollen singulier.
F:consciences destinées à se disperser ensuite dans les ténèbres extérieures...
l'abbé: Nul ne peut sonder la profondeur, ni percer les ténèbres et les abîmes. Abyssus abyssum invocat...Hanté toujours par l'idée du Néant et de la finitude, mon fils, ayant toujours besoin de boire l'eau-de-vie du changement, d'être ivre du Vin Nouveau, ne sachant pressentir sous les déserts de mousse du temps l'immarscessible jeunesse de vos écrits, les lambris précieux sous le salpêtre des sites..
F:Vrai! je désespère sous le soleil des Hespérides, je me consumme et crie sur mes feuilles vierges, en bras de chemise:-Qu'il vienne! qu'il vienne le Temps des assassins, de ces ouvriers charmants qui mettront à bas la Babylone du Kapital...
l'abbé: Vous croyez encore, vous, mon fils, dans cette utopie?
F: c'était pour rester dans nos rimbaldienneries monsieur l'abbé.. Une utopie, sans doute, dorénavant, mais parce qu' elle l'est devenue . Le possible d'hier s'est mué en inconcevable. On ne sait pas assez qu'en mille neuf cent trente-huit, Trotski constatait:" la prémisse objective de la révolution prolétarienne a commencé de pourrir"..Selon lui, la guerre mondiale qui poussait son mufle sous l'horizon d'Europe aux anciens parapets, allait déboucher sur la Révolution sociale. Sinon, ajoutait-il, c'en serait fait de la possibilité du socialisme. Pour jamais. Viendrait la barbarie sans fin du capitalisme putréfié.
l'abbé:La Dictature du Prolétariat, comme Salut! Vouée à l'échec par principe mon fils. Le régne du Pauvre, c'est le christianisme sécularisé : mais bien qu'elle procédât d'une inversion spirituelle, cette politique, rouge, luciférienne, je l'estime davantage que la bourgeoise, satanique.
l'abbé: détrompez vous mon fils, j'en tiens pour le gouvernement temporel de la Providence, le Régne de Notre Seigneur Jésus Christ par l'intermédiaire du Roi, son lieutenant sur la terre. Mais je reconnais qu'à ce jour, n'est-ce-pas, ce n'est plus, non plus, une politique praticable.
F: poilant ça l'abbé, nous arrivons par deux routes contraires, l'élégante Avenue Joseph de Maistre et la ruelle défonçée Joseph Proudhon, fourbus, harrassés, pour nous casser le nez ensemble devant ce panneau de signalisation: Stop! impasse! Tout est foutu.
l'abbé:seulement pour ce qui concerne les gouvernements temporels et le germen de notre vieille race, assurèment, mon fils.
F: ah! bon, seulement! vous me rassurez, l'abbé. Ceci dit, j'apprécie assez que vous ne croyiez plus dans ces partis de la Droite qui voulaient faire marcher les choses à reculons à la manière des écrevisses..
l'abbé:"personne n'est libre d'être une écrevisse" ajoutait Nietzsche, et j'ai, mon fils, fait miennes les paroles de Zarathoustra:" Suivez les chemins qui sont vôtres. Et laissez peuples et nations suivre les leurs- de sombres chemins, en vérité, sur lesquels ne brille plus une seule espérance. Laissez régner les boutiquiers là ôu rien ne régne que l'or des boutiquiers. Les temps des rois sont passés; ce qui de nos jours porte le nom de peuple ne mérite pas de rois".
F:Mais nous avons descendus depuis, mon cher abbé, un étage plus bas:" laissons régner les babouins là oû ne régne que la vulve bariolée des babouines. Les temps des peuples sont passés; ce qui de nos jours pullule ne mérite pas de lois!" oserais-je écrire pour ma pauvre part en l'absence de ces tz qui font toute la différence.
l'abbé: parfois, mon fils, vous me glacez: ce que vous dîtes là n'est hélas que trop vrai, mais aussi fort heureusement, caricatural; c'est vous qui faisiez remarquer que ce monde n'a pas le sceau du réel.. faisons fond sur cette irréalité, elle est notre espérance..
F: Mais contre-sens, l'abbé, contre-sens absolu! Vous non plus ne m'avez pas entendu: L'ordre du monde est une horrible parodie, mais il est atrocement réel. Tellement caricatural qu'un doute écoeurant sur sa substance ne peut pas ne pas nous effleurer, nous faire soupçonner l'existence comme factice. C'est celà qui m'angoisse, l'inquiétante étrangeté de cette réelle irréalité, de cette irréalité réelle: car la souffrance que ce monde grotesque peuplé de caricatures inflige n'en reste pas moins tangible, concréte, et seule la souffrance existe, la douleur est l'aune à laquelle la réalité se jauge, notre malheur présent, irrévocable, dur, âpre, mâle, nous le recevons d'une société que je récuse, polichinelle ridicule, fantoche femelle privée de chair et de nerf et qui réussit pourtant à souiller la beauté de chair et à tordre les nerfs. Ce monde de merde, exactement...
l'abbé: Uniquement, mon fils, si l'on partage votre article de Foi: l'âme périssant avec le corps..
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l'abbé Tymon de Quimonte
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03:32
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jeudi 5 février 2009
La jeune Morte.
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l'abbé Tymon de Quimonte
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04:22
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