mardi 11 août 2009

Incipit

Cuius uis fieris, libelle, munus ?
Festina tibi uindicem parare,
ne nigram cito raptus in culinam
corydas madida tegas papyro..
uel turis piperisue sis cucullus.

Dix-septième Entretien

Félix Niesche: En vérité, Monsieur l’abbé, vous êtes trop distingué pour la raillerie et le sarcasme, votre soutane noire met d'entrée de jeu le string échec et mat…Vous préféreriez les noirs je présume l'abbé?
l'abbé Tymon de Quimonte:Non, les Blancs, mon fils, la couleur de la Royauté, et les Noirs pour vous, qui êtes un anarchiste impénitent.

Félix: Sombre Vicaire du Christ, votre Pureté vous nimbe comme une auréole polaire, votre impitoyable présence recouvre toute assemblée d'un linceul, votre apparition glace, les sourires s'altèrent en un rictus figé de haine et d'effroi, les petits et gros derrières honteux se serrent sur leurs bréneuses cordelettes synthétiques ou de soie...
l'abbé:..cependant mon fils, genus irritabile vatum, race irritable des poètes, que vous portez votre Mélancolie comme une flamme noire, traînant votre désenchantement dans la méphitique laideur des rues, répondant par des sarcasmes dédaigneux aux simagrées de cette récente race mal fagotée qui usurpe le beau nom de femme.
F: Monsieur l'abbé, Cioran disait "Dans un monde sans mélancolie les rossignols se mettraient à roter": nous y sommes précisément. Notre époque rote puissamment dans tous les domaines et dans tous les coins...Une caractéristique, un symptôme, de la prosaïque Gynécocratie, c'est la mise hors la loi de la Mélancolie.
l'abbé: La femme est naturelle, partant abominable, nous dit Charles. Son règne ne saurait être qu'une triviale compétition sexuelle où toute retenue, la délicatesse, la pudeur, sont relégués au Musée des vieilleries patriarcales .
F:Et La Mélancolie, cette Bile Noire, outrage la muflerie hilare et satisfaite des modernes sans-culottes.
l'abbé: Oui mon fils, humeur des familiers de la Ténèbre, c'est elle, la térébrante incongruité abhorrée du vulgaire; cependant que tout ce qui fait s'éclater sa rate, lacère votre sensibilité et votre intelligence.
Mais, mon fils, l'amertume de votre Gestalt de Don Juan inconsolable, s'exacerbe aussi par le souvenir du charnier de votre couche où gisent, les jambes en l'air, des tombereaux (mille e tre?) de femelles lubriques..
F: Il y avait longtemps! Tout chez moi est entaché de péché hein l'abbé? Ascète, j'en baverais tout autant, savez vous?
l'abbé: Il est vrai mon fils, que n'étant dupe ni de vos insolences, ni de vos grossièretés quelquefois, je sais que vous souffrez d'une manière subtile: comme d'une sorte de remord d'être jeté là, en un pareil monde, comme si ce triomphe de tout ce qu'on voit et qui contredit votre nature profonde, était votre échec intime...
F:N'importe. Nous n'avons souci de ne paraître ce que nous sommes, misogynes nous l'eussions été en tous temps, en tous lieux..
l'abbé: Même dans le paradis terrestre, pour mon humble part..Plantaverat autem Dominus Deus paradisum voluptatis a principio...
F: Et pour moi, dès l'Enfer du Siècle de Transition, quand la Bourgeoisie finissait de s'asseoir sur le monde ancien et le couronnait de sa prosaïque royauté, mais où vivaient pourtant encore quelques femmes de la Tradition, où l'existence d'un caractère comme la Clotilde de Marchenoir, ou l'Esther de Lucien de Rubempré, était encore concevable, n'est-ce-pas mon cher abbé Carlos Herrerra?
l'abbé: "hé hé", Rastignac mon fils, il serait impossible d'écrire pour aucune femme moderne ce que Balzac dit de la courtisane Esther, "Seule, elle avait cette tendresse qui ne fleurit que dans l'infini".
F: Oui. Notre gynécocratie donne définitivement raison aux plus ombrageux misogynes, même les faisant paraître des modérés. Bloy, par exemple, remarquait que les femmes, qu'elles fussent belles ou laides, saintes ou déchues, toutes, sans exception, même "l'honnête femme, la femelle du bourgeois", pensaient que le don de leur corps était la chose la plus enviable au monde, et leur vulve, l'inestimable joyau, l'accès au Paradis.
l'abbé: La Sainte Église ne leur donnait pas absolument tort, dans cette intuition, cette préconception de leur dignité surnaturelle, dispensatrice de la Joie, Causa nosta laetitiae! Janua coeli! puisque cette partie de leur corps fut le Tabernacle du Dieu vivant.
Et qu'ELLE, ayant provoqué la Chute du premier Adam, portait l'âpre consolation, parce qu'elle avait porté le second Adam, le Rédempteur..
F: Mais cette conception bloyenne est complètement périmée: de nos jours, la femelle (la gynécocratie c'est aussi la mise au monde de ce que la femme à de pire, une femellisation de la Femme), trafique de sa vulve, pour faire brandir le plus de phallus possible et provoquer l'envie irrésistible de la pénétrer.
Le plus haut compliment que l'on puisse former à l'endroit d'une Esther d'aujourd'hui: lui déclarer tu es la plus bandante. Que pourrait dire Bloy, que pourrait révéler la Vieille Église, avec son grand Appareil de Doctrine, de cet état de chose actuel qui contredit sa vision d'une prédestination spirituelle de la femme?
l'abbé: Visiblement, mon fils, l'appareil de la ci-devant Église n'a pas encore été assez grand puisque qu'elle n'a pas pu faire que vous ne la comprissiez parfaitement.
Quant à l'église actuelle, la Synagogue du Serpent, elle est trop occupée à ramper, traînant l'auguste Face dans la poussière, pour s'attacher à enseigner quoi que ce soit d'autres que les différentes pratiques de la reptation.
La disparition de la Femme, nous touchons ici un Mystère insondable. Par ailleurs, je me permets de citer un de mes poètes favoris, Félix Niesche:
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Sous les arachnéens voilages,
La marchandise à l'étalage
La libido du libre-échange.
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A un niveau, poétique sans doute, mais plus réaliste et moins mystique, vous donnez aussi une clef, il me semble...
F: Une clef pour entrer dans des latrines publiques! L'abbé, sur cette matière nous demeurons les derniers du parti de Montaigne, de Bossuet, de Voltaire, de Baudelaire, de Byron, de Shakespeare, de Flaubert, de Barbey, de Montherlant, de Jack London, de Drieu et d'autres..
l'abbé:...contre les les Beauvoir, les Aragon, les Duras, pour ne pas citer, par charité chrétienne, après d'autres noms, ceux des actuelles écrit-vaines...
F: ...qui ne sont que les serviettes hygiéniques des lettres.
Cette salissure de la féminisation du français, souille et la terre et le ciel, et la lettre et l'esprit de notre Vieille Langue.
Celà dit tout! Quiconque n'en est pas incommodé n'est qu'un eunuque spirituel.
l'abbé: Quae immolant gentes, daemoniis immolant.
F: Amen

Boulevard des filles du Calvaire






















Boulevard des filles du Calvaire
Cerné de croupes trémulantes
Dieu que la torture est lente
La pudeur au diable-vauvert

Avenue du Détroit de Béring
Un involucre de derrières
D'accortes culs qu'elles sont fières
D'exhiber striés d'un strict string

Sous les arachnéens voilages,
La marchandise à l'étalage
La libido du libre-échange.

Non des Lorettes, non plus des anges
Mais sous les hardes des stars du hard
Putes soumises aux chiennes de garde.
Félix Niesche

Spleen and Strings ©Copyright-Félix Niesche
Reproduction non permise

jeudi 16 juillet 2009

Incipit


Quid prodest homini si universum mundum lucretur; animae verö fuae detrimentum patiatur.
Mathieu 16.26.

mardi 14 juillet 2009

Seizième Entretien.

Félix Niesche:Monsieur l'abbé, avec votre permission, quittons ce ton d'amants de Vénus, la reine des Bergers, pour retourner à la tonte de nos bêlantes amies en bas de laine bleus, rentrer dans l'étude de notre bonne vieille gynécocratie, sujet et objet de nos studieuses délibérations.
L'abbé Tymon de Quimonte:Mon fils, La Gynécocratie, ce terme exclu des dictionnaires, nos plats épigones ne l'apprécient guère, inclinant vers d'autres définitions, moins hostiles, disent-ils, moins définitives, qui leur paraîssent ouvrir sur plus d'efficace.
F: Ces inclinants, "plus enclins à blâmer que savants à bien faire", s'inclinent simplement devant la doxa du jour. Gynécocratie! Cet improbable "gouvernement des gynécologues", nous aliènerait immédiatement le "public" femelle? Tant mieux.
l'abbé: En vérité, mon fils, ex professo, distinguo entre gynécologues et gynécologistes, car un gouvernement des premiers devrait nous trouver ses sectateurs...
F:.. qu'on me les coupe avec des sécateurs! l'abbé, si jamais je soutenais un gouvernement de ceux qui font du Frotti-frotta aux mémères à frottis!...
l'abbé: ..Je fais cette précision, mon fils, dans un souci de charité didactique en direction du troupeau de baudets dont le nom est Légion, que la Gynécologie, dans un français exquis, c'est la discipline qui touche à l'Histoire des femmes, au lieu que cette variété de médecins qui touchent à l'intérieur des dames, De gustibus non disputan est, se nommaient,(et devraient encore être appelés): des Gynécologistes. L'usage commet souvent de ces fâcheux appauvrissements.
F: Quant à la gynécocratie, c'est une caractérisation de la nature du pouvoir actuel ainsi que la weltanschauung de notre époque, régne de l'Hydre monstruel qui a ses "époques", comme on disait jadis, hein, monsieur l'abbé?
l'abbé:.. le sens premier de menstrue est celui d'une liqueur dissolvante à l'usage des métaux. L'idée traditionnelle des Eaux dissolvantes, allégorie du Principe Amazonien, trouve ici une correspondance involontaire. Et nunc erudimini. Quant à notre concept, mon fils, dès lors que l'on reconnait des régimes tantôt démocratiques tantôt oligarchiques, parfois ploutocratiques, gérontocratiques..., il n'est pas discutable que le nôtre soit stricto sensu, démo-ploutocratique et gynécocratique..
F:.. jusqu'à la plus irréfragable caricature. En ex-france, par exemple, non seulement nous subissons la Parité obligatoire, qui est une préférence femelle, et qui consomme la féminisation de la politique, dégradée en une activité d'attachée de presse, mais nous gémissons sous le joug d'une camarilla gouvernementale qui, exactement qualifiée, est un gouvernement UMP-Ni putes-ni soumises.
l'abbé: C'est extraordinaire quand on y songe mon fils! Il n'est même plus utile de produire des analyses, mais uniquement du reportage.
F: Pourtant les ex-reporters qui se sont appropriés le fond de commerce qui rachète en solde un anti-féminisme à l'usage des domestiques, donnent maintenant dans la Théorie sociologique..
l'abbé: Ces stipendiaires, hérauts d'une protestation virile pour téléspectateurs, gonflés de Gynécologie classique et de psycho-sociologie moderne, dénoncent la féminisation des sociètés européennes dans des livres où la vulgarité du ton le dispute à une savante rhétorique..
F:..récupération, reclyclage de la conscience malheureuse des mâles récalcitrants, en une bonne conscience petite-bourgeoise apprivoisée, par le moyen d'une contestation spectaculaire, telle est la fonction de ces caniches savants qui réfutent brillamment les attendus de la vulgate vulvaire.
l'abbé: Trop tard, mon fils. On ne réfute pas une époque.
F: Exact, monsieur l'abbé, de nos jours, en Europe, la femme n'est plus sous le joug, toute licence lui est laissé d'exprimer son être véritable, de se dévoiler telle qu'en elle même. Le résultat est là sous nos yeux. Il n'y a rien à discuter. Le débat sur la condition féminine est clôt. Il a été tranché par l'Histoire: "l'émancipation" des femmes est un fait. Horreur esthétique et catastrophe anthropologique pour les uns, délices et orgues pour d'autres, l'heure n'est plus aux vaines ratiocinations. Il s'agit de proposer un programme politique de reconquête...
l'abbé:Diantre! Un programme politique pour renverser l'Enfer, pour abattre le Kali-Yuga! Remarquez, à contrario, mon fils, que Matthieu nous dit bien que le Royaume des cieux souffre violence et que se sont les violents qui s'en emparent: regnum caelorum vim patibur et violenti cum rapiunt.
F: Ricanez en latin, tant que vous voudrez, monsieur l'abbé, la femelle est beaucoup plus dépendante que le mâle de l'infrastructure matérielle. Or le capitalisme en crise va vers la misère et la pénurie. Sur cet arrière-fond de régression sociale, une politique franchement réactionnaire pourrait en deux générations renverser la vapeur, restaurer l'antique hiérarchie entre les sexes en ramenant la femelle à l'état de nature, à l'aide de quelques mesures simples.
l'abbé: Il est vrai que nos héros de l'anti-féminisme se gardent bien de poser cette question: que serait l'émancipation de F sans la contraception de masse, qui requiert tout un appareil scientifique et gynécologique, une certaine richesse sociale, un haut niveau de la "Technologie".
F:Et quel fut le rôle des femmes réelles, en tant qu'individus, dans les progrés de l'hygiène et de la médecine? Nul! Elles n'y ont pris aucune part, redevables en tout à de certains hommes, les obstétriciens, les grands cliniciens mâles du siècle passé..
l'abbé: Songeons, mon fils, à la camarilla des sages femmes qui s'opposaient farouchement aux innovations des jeunes médecins accoucheurs, comme Semmelweis..
F:En effet, les femmes, les Fââmes, en tant que catégorie sociale, se sont contentées de couiner, de glapir, de brailler dans d'incroyables monstrations d'hystérie collective, dans les années mil-neuf-cent-soixante-dix, pour réclamer le "droit à la jouissance sans limite", le droit d'avorter sans frein ni contrôle, les produits contraceptifs en vente libre et remboursés...toutes choses déjà en cours parce qu'elles correspondaient aux impératifs du Capital Financier qui, face à la concurrence mondiale devait réduire la natalité européenne..
l'abbé: Ces serviles processions, ridicules, hideuses, séparèrent définitivement la population mâle en deux camps irréconciliables. Ceux qui agissaient et ceux qui restaient interdits..
F:.. les premiers étaient tous les gauchistes, hippies, vieux pions socialistes, morpions boutonneux et autres néo-beaufs à cheveux longs, les moindres, la basse cour, qui spontanément suivaient ces mascarades, reniflant les phéromones, défilant au cul des bonnes femmes, dans l'espoir d'être remarqués et choisis.
Les seconds étaient, Vous et moi, l'abbé, exclusivement.
l'abbé: Hé, mon fils, ce n'est pas faux..Car ne compte pour rien le marais, ceux qui ne comprennent rien, n'approuvent, ni ne désapprouvent..Cette histoire du féminisme est l'histoire de la débandade collective des mâles européens..
F: Grave! Même madame de Beauvoir, égérie de ces chienlits de grognasses, de rombières en mini-jupes, de vierges en treillis, d'invraissemblables harpies, la grande Sartreuse, qui aimait les jambons de Parmes et grande amatrice de matrices et de gigots à l'ail, reconnaissait dans son Deuxième sexe que la femelle est beaucoup plus vulnérable, que son"émancipation" est totalement conditionnée par le degré d'hygiène, la production de services, de serviettes et autres marchandises. Sinon, maintien du second rôle, devoir de réserve et de modestie pour toutes, crainte de tomber enceintes, sans parler des lactations, menstruations, grossesses, cervelles plus réduites et résistance nerveuse moindre, et caetera, autant de limitations naturelles à la soi disant "émancipation".
l'abbé: Il est vrai, mon fils, qu'on ne saurait louer de telles servitudes.
F: Avec une volonté politique contraire à la "libération des femmes", nos amies, rapidement, tomberaient le string, n'est-ce-pas l'abbé?
l'abbé:...et à nouveau, tout naturellement chercheraient protection dans le Mariage, mon fils libidineux, institution qu'il faudrait dès lors, sacraliser à nouveau. Il conviendrait aussi, je crois, si l'on veut rendre une certaine majesté, usurpée, au Suffrage Universel, d'en retrancher ces dames.
F: Laisez-moi faire ce rappel historique, monsieur l'abbé, qu'aprés la Deuxième Guerre Mondiale, c'était le Parti communiste qui s'opposait au droit de vote pour les femmes, au motif que leurs suffrages iraient vers les partis bourgeois conventionnels, qu'elles prêtaient plus volontiers l'oreille aux chansonniers, à tous les bateleurs juchés sur les estrades, et même à l'époque, aux curés, qu'aux ouvriers révolutionnaires..
l'abbé:" La femme pour qui tout Prince est beau." dit Charles. Traduisons Prince, par "les importants du jour"... C'est pour celà, mon fils, que dans votre programme politique, si bien fait pour séduire nos aimables contempouriens, il faudrait, me semble-t-il, tout en rétablissant la non-mixité, exalter à nouveau la fonction guerrière, l'Ordre des Bellatores. Proner le retour du service militaire obligatoire, réservé, celà va de soi, strictement à la partie mâle de la population, qui jouirait par conséquent seule du droit de vote, puisque ce droit, originellement, était attaché au port des armes, était dépendant du devoir de verser son sang pour la patrie..
F: La mixité, comme le montre Soral, est une organisation contre-nature, et trés récente, répondant à des impératifs d'économie et non à une saine réflexion. Augmentation des élèves et manque de locaux, déficit d'investissement, d'où la décision de mélanger les enfants dans les écoles, puis, dictature du fait accompli, tous et toutes ensemble, partout, sauf, derniers bastions provisoires, dans les lieux d'aisances, la miction n'est pas encore mixte. Un scandale d'ailleurs, cette odieuse discrimination: des mâles qui pissent debout cependant que la femelle s'accroupit...
l'abbé:..mon fils, j'ai lu dans une revue militaire, que dans le paquetage des "soldates", de l'armèe américaine il y a un petit instument, un pissoir, étudié à seule fin que ces dames urinassent sans avoir à se mettre à croupetons. En opérations, pas questions de mettre le pantalon de treillis sur les chevilles. De commodo et incomodo d'être une femme..
F:.. Mais, monsieur l'abbé, j'ai personnellement connu une féministe obligeant son petit garçon à s'accroupir pour ne pas offenser ses soeurs...
l'abbé: Credo quia absurdum...Le simple fait, mon fils, d'avoir dû forger cet absurde néologisme"mixité"qui vient de mixtus, c'est à dire"composé de choses de différentes natures", et qu'il n'y ait point de terme pour dire son contraire, prouve bien que la "non-mixité" est l'accomodement naturel, sain, normal des hommes...
F:Quant au droit de vote de F, il ne convient pas non plus de soulever une discussion idéologique, mais d'examiner ses résultats. Nous avons suffisament de recul, ainsi qu'une collecte de données scientifiques sur l'origine des différents votes. Prenons par exemple, le vote d'adhésion au Traité de Maastricht, à la fin du régne de la Vieille Mitte: Supposé que les femmes n'eussent point veauté, ce traité infâme fut repoussé à plus de soixante pour cent! Selon que vous serez Maastri-chien ou homme-libre, vous vous prononcerez sur le suffragétisme... Pour ma part, c'est bien simple, ces queues de croupes trémulantes à l'entrée des isoloirs, m'ont, depuis longtemps ôté toute envie d'aller urner..
l'abbé:..nos modernes sociologues figaresques, champions de l'anti-féminisation, ne vont pas jusque là, jusqu'au mépris pour cette "émancipation" bourgeoise, des femmes.
F: Parce qu'au fond, ce sont des timorés qui redoutent plus que tout de passer pour des"frustés", des vieux cons bourrés de ressentiments contre les femmes, des Machos, et pire que tout, des "sexistes", flétrissure suprême. Ils redoutent, les pauvres, de se voir infliger une castration symbolique.
l'abbé: Et des amputations rien moins que symboliques, mon fils. Un tel néologisme, sexiste, mis à part sa bouffonerie, qui aurait dû faire s'exclaffer, a permis de passer de l'échange de point de vue à la garde à vue, de la prudence du jugement privé, à la jurisprudence publique, du libre examen à la mise en examen, de la chambre à coucher à la Dix-septième Chambre. Le "sexisme" à l'instar du racisme, antisémitisme et autres nazismes est un délit..On est passé de la politique à la morale obligatoire, puis à l'inquisition..La gynécocratie est un pouvoir établi qui s'abrite derrière l'appareil d'Etat.
F: Etat qui se résume en dernière analyse à une "Bande d'hommes armés". La chiennerie policière, la gestapo féministe, étant sempiternellement démangée par ce prurit de l'envie du pénal...
l'abbé:...et qui ne sait que trop, mon fils, qu'elle ne saurait affronter victorieusement la dure, l'implacable intelligence rationnelle masculine, dans une joute loyale. Pour asséner leurs absurdités, leurs approximations et leurs délires, elles biaisent, s'indignent, s'emportent, menacent, appellent au secours leurs avocats et réclament des répressions policières...
F:..au lieu que nous, qui sommes de la Tradition Misogyne, revendiquée, cuirassés d'une mâle indifférence, les invectives de la Gent qui porte ficelle, nous trouvent de marbre, nous n'avons cure d'y répondre, sinon par un surcroît de morgue.
l'abbé: En vérité, mon fils, l'Habit que je porte, ad majorem dei gloriam, et les Voeux solennels de l'état religieux, par lesquels j'ai renoncé au Monde, à ses pompes, à ses oeuvres, O quantum est in rebus inane!( ô néant des choses de ce monde), écartent de mon chemin les personnes du sexe ainsi que le vulgaire.
Odi profanum vulgus et arceo..
F: Amen.

jeudi 5 février 2009

elle était fort déshabillée..

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